PLUS DE 200 MÉNAGES
Plus de 200 ménages, autrefois installés derrière l’Assemblée nationale, non loin de l’ambassade de Chine et du boulevard Triomphal, ont été relogés à Bikélé-Nzong. Cette opération, rendue possible grâce à l’arbitrage du chef de l’État, constitue une étape très importante dans la politique de réaménagement urbain et de solidarité nationale.
Jean-Pierre Madira, ancien résident du quartier déguerpi, se frotte les mains. Aujourd’hui, il vit avec sa famille dans une maison moderne de trois chambres, deux douches, une cuisine et une terrasse.
« Je remercie infiniment le président de la République pour ce geste. Nous étions des occupants sans titre, mais avant tout des familles, des citoyens attachés à leur foyer »
confie-t-il.
Ce relogement, considéré comme une bonne affaire pour les sinistrés, redonne une véritable lueur d’espoir à ceux qui avaient tout perdu. Après des mois de démarches en dents de scie, ces familles voient enfin le bout du tunnel. Pour beaucoup, c’est un rêve qui se réalise.
Les autorités ont mis les bouchées doubles pour que chaque famille puisse s’en tirer à bon compte. Le président Brice Clotaire Oligui Nguema, à travers cette initiative, réaffirme son engagement social et sa volonté de justice envers les Gabonais en situation de précarité.
« Le cœur d’un chef, c’est la maison de tout un peuple »
a-t-il rappelé lors d’une rencontre avec les bénéficiaires, promettant d’accompagner chaque relogement pas à pas.
Si certains habitants admettent avoir d’abord douté, ils reconnaissent aujourd’hui que l’État n’a pas failli.
« On est indemnisé, on est relogé. Ce premier acte, nous l’encourageons. C’est très bien »
souligne un autre bénéficiaire. L’opération devrait se poursuivre dans d’autres zones touchées par les projets d’utilité publique, afin d’assurer une transition équitable et humaine.
Pendant que les nouveaux résidents de Bikélé-Nzong pavoisent dans leurs logements neufs, l’espoir renaît dans d’autres quartiers concernés par les futurs aménagements. Ce programme, qui mêle justice sociale et modernisation urbaine, pourrait bien devenir un modèle de gestion des déguerpissements au Gabon.