LITIGE FONCIER AU CAP ESTÉRIAS

Le ministre de l’Habitat et du Logement, Ludovic Megne Ndong, s’est rendu au Cap Estérias ce 20 octobre 2025, au nord de Libreville, où un litige foncier a tourné au vinaigre le week-end dernier. Ce scandale, devenu virale sur la toile, s’est répandu comme une traînée de poudre, révélant une fois de plus l’ampleur des irrégularités foncières au Gabon.
Sur place, le ministre a pris la mesure de la situation, sur un site ancestral que la famille concernée occupe depuis 1824.
"Thiam n'avait pas le droit de venir faire la bagarre ici. Ses papiers sont même douteux"
a fustigé Ludovic Megne Ndong, pointant du doigt un cas de spoliation foncière typique. Il a promis que l’État prendrait toutes les dispositions utiles pour régulariser cette situation devenue une véritable pierre d’achoppement entre citoyens et administration.
Ce geste a été salué par la communauté Benga du Cap Estérias.

"Je veux remercier le Chef de l’État qui a déployé cette équipe pour qu’on voie enfin le jour"
a déclaré l’un des chefs traditionnels, récemment intronisé roi de la communauté Benga. Le thermomètre est monté d’un cran ces derniers jours aux alentours de la parcelle des Bourdette, alors que les discussions achoppent sur la reconnaissance effective des terres ancestrales.
La principale héritière du domaine, revenue de France malgré des soucis de santé, a exprimé son émotion face à la visite ministérielle :
"Monsieur le président, que Dieu vous garde le plus longtemps possible. Et monsieur le ministre, je vous remercie d’être venu ici"
Le gouvernement semble ainsi vouloir desserrer l’étau autour de ces litiges fonciers devenus chroniques. Ce scandale, qui n’est pas une sinécure, fait remonter en surface un système foncier opaque où certains se font beaucoup d’argent en vendant des parcelles sur le dos de ceux qui croupissent dans l’attente des décisions de justice. La situation illustre aussi le combat contre la corruption et les titres de propriété douteux.