LA CONTINUITÉ DANS LA LUTTE CONTRE LA VIE CHÈRE
Le ministre de l’Industrie et de la Transformation locale s’est longuement exprimé sur le rôle stratégique de la centrale d’achat dans la politique du gouvernement gabonais pour faire face à la vie chère. Selon lui, cette structure étatique représente un levier essentiel pour assurer la sécurité alimentaire, stabiliser les prix, encourager la production locale et garantir la qualité des produits consommés par les Gabonais.
Dans son intervention, le ministre a tenu à rappeler les objectifs principaux de cette centrale : « Je voulais réagir d'abord sur la question de la stabilité. La centrale d'achat, c'est garantir aux Gabonais la continuité dans la lutte contre la vie chère. » Il a insisté sur l’importance de maintenir des stocks suffisants pour éviter toute rupture, source potentielle de spéculation. « Elle a l'obligation d'assurer le maintien des stocks, le maintien des réserves des produits que nous importons. Parce que s'il y a rupture de stock, il y aura spéculation, les gens vont augmenter les prix parce qu'il y a rareté sur le marché. »
« L'AGANOR est au centre du contrôle de la qualité des produits que nous importons »
Le ministre a également abordé la question de la qualité des produits importés. À cet effet, il a mis en avant le rôle de l’Agence Gabonaise de Normalisation (AGANOR) : « Nous avons la chance d'avoir l'AGANOR, qui est au centre du contrôle de la qualité des produits que nous importons. » Grâce à un système rigoureux, cette agence effectue des contrôles au départ chez les fournisseurs, et si nécessaire, un contrôle de conformité à l’arrivée.
Mais au-delà de l’importation, la centrale d’achat doit aussi stimuler la production locale : « La centrale va nous obliger à créer des industries. En fonction de ce qui a été choisi comme produits de première nécessité, elle va promouvoir la production locale. » Il a reconnu que le Gabon ne dispose pas encore d’une capacité industrielle suffisante, mais a insisté sur la volonté du gouvernement de soutenir les petits producteurs et les industries naissantes, notamment dans les secteurs de l’agriculture et de l’élevage.
« Il faut pouvoir faire en sorte que, parce qu'ils savent désormais que le marché local doit être structuré, sécurisé, ces petits producteurs soient un peu plus nombreux et que nous puissions les accompagner »
« L'État va acheter le maximum de produits et les mettre à disposition des grossistes »
Le ministre a aussi précisé le fonctionnement pratique de cette centrale : « Elle sera le plus gros importateur. L'État va acheter le maximum de produits et les mettre à disposition des grossistes, les plus gros distributeurs. » Cette stratégie vise à court-circuiter les importateurs peu scrupuleux qui introduisent des produits de mauvaise qualité sur le marché.
Enfin, le ministre a évoqué la dimension régionale du projet, notamment l’intégration sous-régionale. « On peut parfaitement recevoir les produits du Cameroun, la viande du Tchad, si c’est de meilleure qualité et à meilleur prix » Tout en ouvrant le marché gabonais à la sous-région, il a souligné que des contrôles stricts seraient maintenus aux frontières pour garantir la qualité et la conformité des produits.
En conclusion, le ministre a salué les efforts du gouvernement de la 5e République : « Le premier gouvernement de la 5e République prend à cœur les préoccupations des Gabonais. La centrale d’achat est un instrument important pour la prise en charge de ces préoccupations. »
Ce dispositif, encadré par l’AGANOR et appuyé par une volonté politique affirmée, se veut une réponse concrète et ambitieuse aux défis économiques et sociaux du pays.