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LA GUERRE À LA TRANSHUMANCE POLITIQUE SOUS L’ÈRE OLIGUI NGUÉMA

LA GUERRE À LA TRANSHUMANCE POLITIQUE SOUS L’ÈRE OLIGUI NGUÉMA
La campagne électorale pour les législatives de 2025 s’ouvre dans un climat particulier au Gabon. Dans les débats de rue comme sur les plateaux télévisés, un thème revient avec insistance : la lutte contre la transhumance politique.

Sous l’ère du Général Brice Clotaire Oligui Nguéma, l’opinion semble de moins en moins tolérante envers ce phénomène qui a longtemps rythmé la vie politique nationale. Elle devient à l’aube des législatives de 2025un enjeu institutionnel central  . Et sous la présidence de Brice Clotaire Oligui Nguéma, la question s’impose avec acuité dans le débat public. La pratique du nomadisme partisan, longtemps tolérée, apparaît désormais comme une menace directe pour la consolidation de la démocratie et l’assainissement de la vie publique.


Une pratique ancienne désormais décriée


Au Gabon, le changement d’étiquette politique au gré des intérêts personnels est une pratique connue. Des élus ou cadres changent de camp après chaque alternance, espérant rester proches du pouvoir. Si autrefois cette gymnastique politique était perçue comme une stratégie de survie, elle est aujourd’hui vue comme une trahison des électeurs et une atteinte à la crédibilité de la démocratie.  Les électeurs gabonais, surtout les jeunes, réclament une rupture avec les pratiques du passé. Sur les réseaux sociaux comme dans les marchés, les débats dénoncent les "politiques caméléons" accusés de sacrifier l’intérêt général pour des ambitions personnelles. Dans un contexte où le discours officiel prône discipline et transparence, la tolérance sociale à l’égard de la transhumance politique s’effrite.


L’ère Oligui Nguéma : vers une nouvelle exigence de loyauté


Depuis son arrivée à la tête du pays, le président de la Transition puis désormais Chef de l’État élu, Brice Clotaire Oligui Nguéma, a souvent martelé l’importance de l’éthique et de l’exemplarité en politique. Dans ce contexte, la transhumance est désormais perçue comme un obstacle à l’assainissement du jeu démocratique. Plusieurs voix au sein de la société civile et même dans les partis politiques appellent à une législation plus stricte, voire à l’inéligibilité des élus transfuges. Pour de nombreux analystes, la lutte contre la transhumance s’inscrit pleinement dans cette volonté de rupture avec les pratiques du passé et pourrait constituer l’un des legs politiques majeurs de son ère.


Une réforme du code électoral méconnue


Face à la pression de l’opinion, plusieurs voix s’élèvent pour appeler au respect de la réforme en profondeur du code électoral. Parmi les pistes évoquées :




  • L’interdiction formelle de la transhumance en cours de mandat, avec perte automatique du siège pour tout élu qui change de parti.




  • Un délai de carence, empêchant un candidat d’être investi sous une nouvelle bannière s’il a quitté son parti d’origine trop récemment.




  • Des sanctions financières, visant à décourager les mouvements opportunistes.




Ces mesures, déjà appliquées dans certains pays africains comme le Bénin ou le Sénégal, pourraient être adaptées au contexte gabonais pour sécuriser le processus démocratique et renforcer la stabilité des institutions.


Un enjeu majeur pour les législatives de 2025


La mise en place — ou non — de telles réformes pèsera lourd dans la dynamique des élections législatives. Dans un paysage politique en recomposition, les partis devront prouver leur capacité à retenir leurs élus, tandis que les électeurs pourraient sanctionner dans les urnes ceux perçus comme des « caméléons ». Les législatives de 2025 s’annoncent ainsi comme un test grandeur nature de cette nouvelle exigence citoyenne et institutionnelle.


Une refondation possible du système partisan


Au-delà des sanctions, la lutte contre la transhumance pourrait participer à une refondation du système partisan gabonais. Elle obligerait les formations politiques à se structurer davantage, à proposer de véritables projets de société et à fidéliser leurs militants. En brisant le cycle du nomadisme politique, le Gabon pourrait entrer dans une nouvelle ère, où la stabilité des engagements renforcerait la crédibilité de la démocratie représentative.


Quel impact sur les législatives de 2025 ?


La campagne électorale qui s’ouvre pourrait être le véritable test de cette nouvelle exigence citoyenne. Les candidats soupçonnés de versatilité risquent de payer cher dans les urnes, face à une population qui aspire à plus de stabilité et de cohérence dans les engagements politiques. La guerre contre la transhumance semble donc engagée, et elle pourrait redéfinir durablement le paysage partisan gabonais. 

Par LINA M

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