AU-DELÀ DES 7 200 MILLIARDS DE FCFA
Réuni en Conseil des ministres le 8 septembre 2025, le gouvernement a arrêté le budget 2026 à 7 233,3 milliards de FCFA, aussi bien en ressources qu’en dépenses. Ce projet est en nette progression par rapport à l’exercice 2024, qui s’était établi à 4 493 milliards FCFA.
Cependant, le budget présente un besoin de financement de 3 213,3 milliards FCFA, nécessitant un recours aux emprunts. À ce titre, 60 % du financement se fera en monnaie locale, via une mobilisation accrue du marché financier régional, et 40 % en devises étrangères, en partenariat avec des acteurs internationaux, tout en veillant à préserver la soutenabilité de la dette.
Le gouvernement met l’accent sur une gestion rigoureuse des investissements. Ainsi, seuls les projets ayant fait l’objet d’études solides et disposant déjà de ressources identifiées pourront être lancés, afin d’éviter les chantiers abandonnés ou les surcoûts inutiles.
“Le budget 2026 est le signe d'une ambition forte, avec un bond significatif des ressources à 7 233,3 milliards FCFA. Toutefois, un besoin de financement élevé (3 213,3 milliards) impose rigueur et priorisation. Recourir aux emprunts est nécessaire, mais seuls les projets bien structurés doivent démarrer pour éviter des surcoûts. Le budget base zéro est salutaire, à condition qu’il soit appliqué avec discipline pour soutenir la croissance ciblée de 7,9 %”
souligne un enseignant de la faculté des droits et des sciences économiques de l'Université Omar Bongo (UOB).
Le Projet de Loi de Finances 2026 s’inscrit dans une logique de budget base zéro, où chaque dépense est justifiée par son impact attendu. Les plafonds des investissements ministériels ont été fixés à 3 321,5 milliards FCFA, dont 3 204,5 milliards seront alloués à des projets de développement.
Cette stratégie vise à stimuler une croissance du PIB de 7,9 %, à renforcer la souveraineté budgétaire, et à asseoir la crédibilité de l’État, tout en soutenant son ambition de transformation économique.