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"LE GABON N’A PAS LE DROIT"

"LE GABON N’A PAS LE DROIT"
Le pays s’engage désormais dans une nouvelle dynamique à travers le Plan national de croissance et de développement (PNCD) 2026-2030.

Ce fut une occasion importante pour les membres du gouvernement de dresser le bilan des 100 premiers jours du nouveau gouvernement. À cette occasion, Henri-Claude Oyima, ministre de l'Économie, des Finances, de la Dette et des Participations chargé de la lutte contre la vie chère, a présenté la vision économique portée par le nouveau plan stratégique du Gabon.


Le pays s’engage désormais dans une nouvelle dynamique à travers le Plan national de croissance et de développement (PNCD) 2026-2030. Ce projet ambitieux marque, selon le ministre, une rupture avec les approches passées.


« Le Président a indiqué dans son adresse qu’on devait écrire une nouvelle page de l’histoire de notre pays, l’histoire économique »


a rappelé Henri-Claude Oyima.


Conscient des échecs précédents, le ministre n’a pas éludé les raisons qui ont pu freiner l’efficacité des anciens plans.


« C’est vrai que notre pays a eu beaucoup de plans, mais s’ils n’ont peut-être pas donné les fruits attendus, c’est parce qu’il nous manquait trois choses : la discipline, la méthode et la cohérence »


a-t-il affirmé.


L’intitulé même du nouveau plan a été pensé avec stratégie. Le mot croissance y est central.


« Habituellement, on parle de plan de développement, mais nous avons intégré la lettre C pour que la croissance guide tout ce que nous faisons »


a-t-il précisé. Pour le ministre, sans croissance, aucun développement n’est possible.


Henri-Claude Oyima a également détaillé l’objectif phare du PNCD : atteindre une croissance économique à deux chiffres, soit 10 % minimum. Un objectif jugé ambitieux, voire irréaliste par certains, mais que le ministre assume pleinement.


« Certains pensent que la croissance à deux chiffres, c’est une utopie, mais c’est une vérité. Ce n’est pas de l’utopie, c’est de l’ambition »


a-t-il défendu.


Justifiant ce seuil de 10 %, il a expliqué :


« Lorsque vous êtes dans une économie où la croissance de la population est supérieure à la croissance économique, vous ne créez pas d’emplois »


À cela s’ajoutent les taux d’intérêt et l’inflation, des paramètres qui exigent une croissance forte pour produire des résultats concrets.


“Une croissance économique de 10 % pourrait transformer durablement le Gabon. Pour la jeunesse gabonaise, cela signifierait davantage d’emplois, grâce à une expansion soutenue des secteurs productifs ; de meilleures opportunités de formation et d’entrepreneuriat, portées par l’investissement ; et une amélioration des conditions de vie, via une redistribution plus équitable des richesses. Si elle est bien encadrée par discipline, méthode et cohérence, cette croissance peut devenir un véritable levier d’avenir”


souligne un enseignant de l’Institut national des sciences de gestion (INSG). 


Pour Henri-Claude Oyima cette croissance élevée est essentielle pour combattre le chômage, en particulier celui des jeunes.


« Si nous avons une croissance économique à moins de 10 %, on ne crée pas de richesses »


a-t-il indiqué. Le ministre de l'Economie, des finances de la dette et des participations a réaffirmé ainsi la volonté du gouvernement de placer l’économie au cœur du renouveau national.

Par Pamphile EBO

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