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GRATUIT À LIBREVILLE, PAYANT AILLEURS

GRATUIT À LIBREVILLE, PAYANT AILLEURS
Gratuit à Libreville, mais désormais payant en province : Trans’Urb déploie ses ailes au-delà de la capitale pour, cette fois, faire rentrer un peu d’argent.

Gratuit à Libreville, mais désormais payant en province : Trans’Urb déploie ses ailes au-delà de la capitale pour, cette fois, faire rentrer un peu d’argent. La société de transport public, dont le dispositif ne coûte aucun centime aux usagers à Libreville, cherche à sauver les meubles en province. Elle a officialisé un nouveau calendrier de dessertes vers des villes stratégiques : Oyem-Bitam (3 rotations par semaine), Makokou (2) et Tchibanga (2). Ces lignes viennent s’ajouter aux liaisons test déjà amorcées vers Lambaréné et Mouila.


Derrière ce déploiement provincial se cache une volonté de redresser la barre financière. Faire payer dans les trajets en province permet à Trans’Urb de générer enfin des recettes propres, de réduire sa dépendance aux subventions publiques et de répartir ses coûts d’exploitation sur un plus grand territoire. Autrement dit, si Libreville ne coûte pas un radis aux usagers, d’autres devront ouvrir le portefeuille.


Certains risquent de faire grise mine, mais pour l’entreprise, ce virage payant est un appel d’air nécessaire. Loin d’avoir du plomb dans l’aile, Trans’Urb espère ainsi relancer ses chances et repartir de l’avant, tout en équilibrant son modèle économique. 


 

Par Pamphile EBO

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