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"INVESTISSONS DANS L’ÉDUCATION"

"INVESTISSONS DANS L’ÉDUCATION"
Le Président Brice Clotaire Oligui Nguema l’a affirmé le 16 août 2025 : « Investissons dans l’éducation de nos enfants. »

Le Président Brice Clotaire Oligui Nguema l’a affirmé le 16 août 2025 :


« Investissons dans l’éducation de nos enfants, dans des infrastructures durables, dans une gouvernance transparente et inclusive» 


Il a raison. Il ne reste plus qu’à transformer cette déclaration en actions concrètes. Le développement du Gabon commence par ses enfants.


Au Gabon, le développement passe inévitablement par un investissement massif dans la jeunesse. Car une nation qui néglige l’éducation de ses enfants hypothèque son avenir. L’urgence est là, criante, évidente : il faut bâtir une société solide en s’appuyant sur une jeunesse instruite, bien formée, capable d’innover et de porter le pays vers l’émergence.


Durant les dernières années, sous le régime d’Ali Bongo, le système éducatif a été abandonné à lui-même. Peu ou pas de constructions scolaires, des infrastructures délabrées, des enseignants démotivés et sous-payés, des universités comme celle d’Omar Bongo laissées à l’abandon. Le niveau scolaire a chuté, en particulier en orthographe, en conjugaison et dans les matières scientifiques. Les classes sont surchargées, les bourses d’études mal distribuées, et les perspectives pour les jeunes, sombres.


Un jeune mal éduqué est une bombe à retardement. Le risque de délinquance, de marginalisation sociale, voire de prostitution, est bien réel. À l’inverse, les pays d’Asie du Sud-Est ont démontré qu’investir dans l’éducation permet de bâtir des économies puissantes et stables. Pourquoi pas le Gabon ?


Ce pays, sous-peuplé et encore en retard sur ses voisins africains comparables, doit faire de l’éducation sa priorité absolue. Cela implique de construire des écoles primaires, des collèges, des lycées, et surtout, des universités modernes et performantes. Les enseignants doivent être formés, bien rémunérés et valorisés.


Mais la responsabilité ne revient pas qu’à l’État. Les parents aussi doivent revoir leurs priorités. Dépenser pour des habits de luxe pour des soirées où l'acool coule à flots, organiser des fêtes fastueuses ou se procurer des véhicules coûteux tout en négligeant les fournitures scolaires de leurs enfants, c’est se tirer une balle dans le pied.

Par Pamphile EBO

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