19 MAGISTRATS DANS LE VISEUR
Les dossiers des 19 magistrats examinés en conseil de discipline par le secrétariat permament du conseil supérieur de la magistrature, le 7 août, mettent en évidence des fautes professionnelles graves, contraire aux principes d’éthique et de déontologie propres à la magistrature.
Selon l’agence gabonaise de presse, ils sont soupçonnés de corruption, d’abus de pouvoir, d’extorsion de fonds et autres agissements non professionnels, laissant planer un doute sur leur probité morale.
L’objectif de cette étape préliminaire indispensable, est donc de faire la lumière sur ces dénonciations faites par des justiciables. « Les justiciables ont cette opportunité de se plaindre des magistrats qui leur soutirent de l’argent, qui jouent de leur position de magistrat », a expliqué la secrétaire permamente du conseil supérieur de la magistrature, Paulette Ayo Mba Akolly.
Ces dernières années, le corps judiciaire national ne cessent d’être pointé du doigt par de nombreux justiciables lésés. Cette action inédite laisse croire à une volonté des autorités de redorer l’image du 3e Pouvoir, en luttant contre les dérives et en restaurant de la confiance des citoyens envers la justice.
« Nous voulons une justice de qualité, et cette justice de qualité a pour base d’enlever le mauvais grain », a assuré Mme Ayo Mba Akolly, précisant, par ailleurs, que les sanctions seront enterrinées par Conseil supérieur de la magistrature qui sera présidée dans quelques semaines par le président de la République, président du CSM.
Les sanctions sont prévues par l’article 164 de la loi 040/2023 portant statut particiluer des magistrats. Elles vont du simple blâme à la radiation, le blocage d’avancement d’échelon, l’interdiction d’être nommé à certaines fonctions, l’abaissement d’échelon, la rétrogradation et la mise à la retraite d’office.